Ma fille m’a demandé un jour si, à la mort de notre chat Gribouille on allait le momifier…

Bon, il faut dire que :
–         Elle aime son chat (malgré tout)
–         Nous venions de visiter le très beau musée d’Egyptologie de Turin…

La première réaction de surprise passée (elles passent vite, car vous le savez un enfant de 9 ans a souvent des idées qui nous paraissent incongrues), je me suis dit « et pourquoi pas » ?

Bon, quand on se penche sur le processus de momification, on se dit qu’il y a quand même plus simple à faire dans la vie, ce qui n’enlève rien au savoir-faire des embaumeurs égyptiens loin de là. Et quand on voit que tout a une raison précise…

Prenez le cœur, que l’on considère déjà comme le centre des émotions… Eh bien il a droit à tous les égards : on le retire du corps soigneusement, et on le conserve souvent dans un canope en Albâtre, une pierre calcaire au toucher très fin. Quant au cerveau, dont on ne connaissait pas vraiment le rôle à l’époque visiblement, il était simplement réduit en bouillie et crocheté à travers les narines (je me dis que je n’aurais pas dû poster cela à 7h du matin…).

Et ensuite vient la fameuse scène de l’enveloppement du corps, préalablement baigné dans le natron, ou soude, dans d’interminables bandes de lin… Tout un art je vous dis, que l’on vient parachever en posant sur le défunt un masque funéraire qui reproduit ses traits. Un peu stylisés il est vrai.

Au final, en me repassant tout cela dans ma tête, je me suis dit que momifier Gribouille n’était peut-être pas la meilleure des solutions. Même passer par un taxidermiste me semble un peu morbide. En tous cas, pendant toute ma réflexion, la sale bête dont il est question n’a même pas daigné lever la tête… Certainement en train de rêver qu’il dort.

Photo : le fameux Gribouille durant l’un de ses rares moments d’éveil.

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